Dans le numéro d’août de L’Investisseur informé, nous examinons les récentes tendances de dépenses et l’évolution du marché du logement au Canada, et nous relevons les similitudes entre la propriété résidentielle et la propriété de placements.
Depuis le début de la pandémie, nous avons passé beaucoup de temps à la maison que ce soit pour travailler, ou chercher un emploi, ou pour pratiquer nos loisirs. Il est donc logique que beaucoup d’entre nous se soient mis à investir une plus grande partie de leurs fonds pour améliorer le confort de leur foyer en se procurant, par exemple, des plantes, des oreillers et des appareils d’exercice, voire en déménageant.
Au cours de la pandémie l’outil de suivi des dépenses de consommation en contexte de COVID-19 des Services économiques RBC1 (ce contenu est disponible en anglais seulement) a fait état de la hausse des dépenses des Canadiens dans la catégorie « Confort de la maison ». Par contre, les dépenses liées aux loisirs, aux arts et au cinéma sont demeurées faibles, avant de connaître une hausse marquée en juillet 2021, au moment où l’éventail de possibilités de divertissement à l’extérieur de la maison s’est élargi partout au pays.
En ce qui a trait à l’économie générale, les Services économiques RBC nous ont appris que la Banque du Canada a révisé ses prévisions de croissance des économies mondiale et canadienne à la hausse2 (ce contenu est disponible en anglais seulement). Ces révisions sont fondées sur l’augmentation des mesures de stimulation financière aux États-Unis et sur les prévisions de hausse des dépenses de consommation.
Selon le rapport sur le marché du logement publié en juillet par les Services économiques RBC3 (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), les prix des maisons ont continué de grimper partout au Canada en raison de la forte demande des acheteurs – dont les besoins en matière de logement évoluent –, à l’offre limitée de logements et à la faiblesse inhabituelle des taux hypothécaires. On y apprend aussi que l’indice des prix des propriétés (IPP) au Canada a progressé de 0,9 % d’un mois sur l’autre en juin et de 24,4 % sur un an.
Tout comme le cours des placements, les prix des maisons sont parfois volatils. Pourtant, les propriétaires se préoccupent généralement beaucoup moins que les investisseurs des fluctuations quotidiennes, et même annuelles, des prix.
Ce manque d’intérêt de leur part tient en partie au manque de données. En effet, les données sur les prix des maisons ne proviennent que des ventes immobilières. Beaucoup de propriétaires canadiens savent probablement que les prix des maisons augmentent, mais il est plus difficile pour eux de connaître le prix auquel leur maison est évaluée ou celui auquel elle se vendrait.
Les gens ont aussi tendance à considérer la propriété comme un investissement à long terme. Ils achètent une maison en vue d’y résider, d’y élever leur famille et de s’y divertir. Ils continuent d’investir dans leur maison en y ajoutant des biens, en la modernisant et en l’entretenant. Même s’ils étaient en mesure de déterminer avec précision le prix de leur maison un jour donné, la plupart ne sont pas portés à se départir de leur propriété même après de fortes fluctuations des prix des maisons, puisqu’ils ont besoin d’un toit.
Tout comme les propriétaires ont besoin d’un toit, les investisseurs ont besoin de trouver un endroit où leurs fonds pourront fructifier au fil du temps. Toutefois, contrairement aux prix des maisons, les prix des placements peuvent être facilement établis un jour donné (et souvent à tout moment de la journée), ce qui ne devrait pas empêcher pour autant les investisseurs de se comporter comme les propriétaires.
Les principes de la propriété peuvent, et devraient, être appliqués aux placements. Un portefeuille diversifié d’actions et d’obligations est généralement l’un des meilleurs instruments où placer son épargne pour le faire fructifier au fil du temps. De plus, les investisseurs ont la possibilité d’y ajouter des fonds au moyen de cotisations préautorisées. Des cotisations périodiques peu élevées, et versées quelle que soit la volatilité à court terme, peuvent avoir une grande incidence sur l’avenir financier, tout comme les petites améliorations apportées à une propriété augmentent sa valeur de façon appréciable au fil du temps.
À RBC Investi-Clic, nous tâchons de rendre le parcours de nos clients investisseurs le plus agréable possible en élaborant à leur intention un portefeuille de placements adapté à leurs objectifs financiers et à leurs préférences en matière de risque, puis en le gérant. Il est alors beaucoup plus facile de maintenir à long terme l’état d’esprit essentiel à la réussite en matière de placement.